« Croa-ssing the border » (ou comment Froggie voyagea jusqu’en Angleterre).

3 octobre, 8h30. Gare du Nord, Paris.

C’est le premier vrai grand voyage en solo de Froggie.

(Bon, avant, il y avait bien eu quelques répétitions générales, à une autre échelle … mais ça c’est une autre histoire …)

Là, ça ne rigole plus. Gare du Nord, de l’autre côté du sas, il y a les limbes où tout est en version bilingue pour se préparer progressivement à entendre et potentiellement parler la mélodieuse langue de Shakespeare (traduire, pour ceux qui n’ont pas l’habitude : se prendre la barrière linguistique en pleine tronche).

Les limbes. Certains voyageurs, pour patienter, apprennent « L’anglais pour les Nuls »

Le parcours se poursuit par l’enregistrement des bagages, qui fait si peur à Froggie (qui s’imagine toujours qu’on va ouvrir sa valise et exhiber ses petites culottes devant tout le monde sous prétexte de vérifier le contenu de son spray spécial bouclettes).

Clairement, cette étape est plus facile pour certains (les gens qui vont en weekend à Londres avec un vanity) que pour d’autres (les hybrides grenouilles-escargots Eramus, qui trimbalent leur maison sur leur dos). Pour ceux-là, heureusement qu’il y a souvent des gentlemen pour les aider à soulever leurs HENAURMES valises.

En attendant l’embarquement Froggie essaie de faire semblant d’être zen et blasée en sirotant un café.

Le train qui doit l’emmener vers un nouvel horizon radieux (anglais, donc probablement nuageux voire pluvieux, se dit-elle) décolle à 9h.

« Il y a souvent du brouillard, chez vous ?
– No, seulement quand il ne pleut pas. »

                               Astérix chez les Bretons

Le trajet dure deux heures, mais ô miracle et féérie, à 10h la voilà qui traîne sa valise sur les quais de St Pancras. A Kings’ Cross, elle saute dans le premier train pour Cambridge.

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