Joies de la tradition en pays protestant

Le mot du jour : Bonfire Night (« Bonne-fayeure naïte »).

Hier, comme elle n’avait plus que 2000 mots (sur 2500) à écrire pour l’essai à rendre la veille, Froggie est allée fêter sa première Bonfire night, ou Guy Fawkes night.


Cette expression évoquera quelque chose aux anglicistes, qui auront sûrement gardé un souvenir ému de leur manuel de 6ème, mais pour les autres (et pour les anglicistes amnésiques) nous ferons un rapide résumé de l’événement historique à l’origine de cette tradition populaire.

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La Conspiration des poudres (rien à voir avec un scandale lié au trafic de cocaïne) est une tentative d’attentat.
Le 5 novembre 1605, dans un climat social et politique agité …
Bon en fait j’ai un peu la flemme de tout raconter (Wikipedia est ton ami, hein) donc en gros :

… un méchant catho nommé Guy Fawkes (prononcer « gaille fôkss ») et ses copains essayèrent de faire sauter le roi et le Parlement. Mais finalement le complot, découvert à J- 1, fut un flop (pour tout dire, il fit long feu, haha. Amis des calembours moisis, bonsoir). Ils avaient probablement mal planqué la trentaine de barils de poudre destinés à envoyer en orbite des bouts de Lords et une majesté réduite en confettis.

BREF, tout est bien qui finit bien, le vilain garçon est gentiment invité à dénoncer ses petits camarades (il se fait écarteler, disloquer les os, éventrer, émasculer, pendre jusqu’à mi-mort) ;  tout ce beau monde est arrêté, puis pendu, traîné ET écartelé (oui, tout ça, on est jamais trop sûr) sauf Guy qui, traitement de faveur, se fait en plus décapiter et démembrer.

Il va sans dire que sa tête a fini embrochée sur une pique, au cas où les papistes et autres félons n’auraient pas bien compris.

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Et depuis, les Anglais commémorent ce jour de gloire par des feux d’artifice, des feux de joie et force saucisses grillées. (D’ailleurs, la rédaction de cet article a été interrompue par un beau feu d’artifice … juste en face de ma fenêtre !)

Il y a même une célèbre comptine associée à l’événement. Mais apparemment seul le début est vraiment connu, ce qui est bien dommage, car elle offre une version très imagée du Complot :

Soixante barils de poudre dessous [le parlement]
Pour renverser la bonne vieille Angleterre
La Providence divine a voulu qu’il ait été attrapé
Avec une lanterne sourde et une allumette enflammée.

Notez que nous avons affaire à un Guy très très machiavélique : il semble s’être chargé tout seul de trimbaler les barils de poudre, dont le nombre a subitement grimpé.

Moralité de l’histoire :

– Dieu, en Angleterre, n’est pas copain avec les catholiques.

– Si un jour vous avez envie de faire sauter un parlement, enchaînez. Ne restez pas bêtement à faire résonner un rire de méchant à la Walt Disney avec votre allumette entre les doigts.

***

La fin touchante de cette chansonnette n’est mystérieusement plus trop chantée par les marmots. Peut-être parce qu’elle invite à étouffer le pape à coups de fromage, à le noyer dans de la bière et à le brûler dans un bain de goudron.

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