* Les aventures de Froggie et Roger. Episode 3 : sauver Roger

Froggie a un peu hésité à livrer le récit de cet épisode. Pas grand-chose, juste une petite anecdote pas très glorieuse.

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Un beau jour, Froggie profite de sa nouvelle acquisition pour aller à un cours de danse suivi d’une soirée qui avait lieu à un collège assez loin du sien.

Sur place, difficile de trouver un endroit où garer Roger, mais en fouillant bien, elle trouve.

Après la soirée, grand moment de solitude. Froggie ne trouve plus son cher biclou. Elle tourne en rond à sa recherche pendant 20 bonnes minutes dans l’enceinte du collège. Il fait nuit noire, il pleut, le site est immense et labyrinthique, et il y a des parcs à vélos dans tous les coins. Et il faut savoir qu’à Cambridge, les parcs à vélo ce n’est pas ça :

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Non, le spectacle le plus courant à l’entrée d’un collège cambridgien ressemble plutôt à ça :

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Je ne vous fais pas de dessin : en désespoir de cause, Froggie ravale sa fierté et se dirige vers l’inévitable Porter’s lodge du collège (pour la deuxième fois de la soirée : la première c’était pour demander dans quelle salle avait lieu le cours de salsa). Elle explique donc son problème au même monsieur, lequel a dû se dire que le boulet qu’il avait devant lui devrait travailler son sens de l’orientation plutôt que son déhanché.

Retrouver Roger, c’était pas gagné. Il y a eu un moment un peu ridicule où Froggie s’est entendue expliquer au concierge que son vélo était plutôt à droite d’une des cinquante rangées de biclous disséminées dans les allées du collège, qu’il était gris et rangé à côté d’un vélo équipé d’un panier (ce qui devait laisser à peu près 2000 candidats).

Mais l’histoire s’est conclue heureusement : retrouvailles de Roger et Froggie – qui a failli embrasser le concierge sous l’effet du soulagement – profusion de remerciements, départ (sous l’œil indulgent mais probablement un peu apitoyé du « Porter ») et pédalage preste et légèrement penaud jusqu’au « home sweet home ».

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Avis aux inventeurs géniaux : il est grand temps de concevoir et développer un vélo qui répondrait quand on l’appelle. Ou, encore mieux, qui viendrait lui-même à la rencontre de son propriétaire en faisant clignoter ses lumières et en agitant la queue.

 

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The Wonderful Adventures of Froggie and Roger – Episode 3: saving Roger

 

Froggie hesitated a little before relating this episode. No big deal, just a not so glorious little anecdote.

One day, Froggie uses her new acquisition to go to a dance class followed by a ‘social’ at a fairly remote college.

Once she’s there, it proves quite difficult finding a place to park Roger, but after a little searching, she does find such it.

But then there’s a snag at the end of the night: Froggie can’t find her dear bike. She goes round and round the college looking for it for over 20 minutes. It’s pitch dark, it’s raining, the site is an immense maze, and there are bike racks in every corner. And, for your information, Cambridge bike racks are not like this:

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No, the most common sight on entering a college is more like this:

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I’m not drawing you a picture: in desperation, Froggie swallows her pride and goes straight to the Porter’s lodge of the college (it’s the second time that night: first she went to ask where the salsa class took place). She then explains her problem to the same porter, who must have thought that the loser of a frog in front of him should work on her sense of direction rather than her hip wriggling skills ).

Saving Roger was no piece of cake. There was an awkward moment when Froggie got to explain to the porter that her bike was grey, and parked rather on the right of one of the fifty ranks of bikes scattered about the college alleyways, next to a bike equipped with a basket, which must have left around 2000 candidates.

But the story had a happy ending: Roger and Froggie were reunited – the latter was so relieved she almost kissed the porter, who received a profusion of thank yous. And off she went – under the indulgent and probably pitying look of the same porter –  nimble and slightly sheepish, heading for « her home sweet home ».

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Inventors of genius, take note: it’s high time someone designed and developed a bicycle which would shout back when called. Or, even better, would go to meet its owner by itself, blinking its lights and wagging its tail.

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