Revue de presse

Le mot du jour : newspaper (« niouzpeipeurre ») = journal

Quand un journaliste est à cours d’idées ou de scoops, il peut opter pour un marronnier (la rentrée des classes et le poids des cartables – Noël et le prix toujours plus élevé des cadeaux – les accidents de la route pendant les fêtes – la fête des mères, des pères, des grands-mères et des grands-oncles par alliance, la doyenne de France, la violence des Jeûnes, les difficultés commerciales du marchand de glaces lors des étés pourris).

Ou alors il cite un confrère.

C’est à peu près ce que je vais faire aujourd’hui, pas vraiment parce que l’inspiration me fait défaut, mais parce que j’aimerais partager mon coup de coeur pour la presse locale.

1) Apparemment, nous avons frôlé l’apocalypse météorologique il y a quelques semaines. Perso RAS sinon un temps … ben, anglais quoi. Et un peu de vent.

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Mr Rasputin Smith, le météorologue des années 50 qui menaçait l’Angleterre avec de petits nuages.

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Mais de toute manière, peut chaut au Cambridgien que le blizzard s’abatte sur son patelin. Il a l’habitude. D’autant plus que Daddy Cameron veille sur lui.

2) Les bons conseils de papa Cameron : si vous voyez des stalactites se former au dessus de votre lit, il est temps de faire marcher les radiateurs. Le sous-texte des bons conseils gouvernementaux, c’est un peu « bande d’irresponsables, et qui va payer pour la sécurité sociale quand vous serez tous atteints de pneumonie ?« 

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L’Angleterre est un pays merveilleux où l’Etat prend soin de tous. Et les enfants n’échappent à sa sollicitude.

3) Lutte contre l’obésité infantile : en Angleterre on dégraisse les marmots à la schlague. Une belle championne en gymnastique s’est portée volontaire pour le programme « 1 kg par jour », lancé dans les écoles pour contrebalancer la popularité de l’industrie de la « junk food » auprès de ces chères têtes blondes.

Ci-dessous, une séance de pompes soutenue moralement par notre gymnaste philanthrope.

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297, 298, 299 .. allez mon p’tit perce-oreille, plus que 200 pompes !

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Les joies du sport scolaire.

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Quand les petits Cambridgiens grandissent et deviennent grands et forts, ils se transforment en de redoutables chasseurs, pêcheurs, ou agriculteurs.

4) Chasse, pêche et tradition : les héros du terroir.

Les environs ruraux de Cambridge recèlent bien des monstres, mais les hommes du pays sont de taille à les affronter.

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Victoire de Little John contre la légendaire Poiscaille Géante de Cambridge (cousine germaine de Nessie).

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Fierté de la Confrérie de la Patate Géante. (Des analyses sont en cours pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un oeuf de dragon).

Ces braves gens devraient s’arranger ; avec ces deux trophées ils pourraient faire une brandade géante.

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4) Pas étonnant, avec un tel bien-être social, avec de telles ressources naturelles et tant de talents pour les exploiter, que le bon peuple du Cambridgeshire soit heureux (tel que révélé par une récente étude très scientifique).

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Comme on peut le voir, le/la journaliste a su donner du poids à son article et mettre en valeur son sérieux avec cette photo de blonde (probablement plus estonienne que cambridgienne) en extase dans un champ de fleurs. Sans compter les smileys, bien sûr.

Parenthèse inutile : j’ai poussé la recherche jusqu’à vérifier si cet excellent gratte-papier n’avait pas tout simplement pillé Google images pour illustrer son article. Je n’ai pas trouvé la photo en question mais appris qu’effectivement, une femme heureuse devait nécessairement être jeune, belle et blanche et se fendre la poire dans un environnement eco-friendly. Ah non, j’ai quand même trouvé une exception :

Passons.

5) En vérité, la région recèle un terrible secret.

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Triste fléau

Heureusement, un système (officieux) de recyclage des inaptes a été instauré ; aussi les poivrots et les retardés mentaux s’en vont-ils souvent alimenter les équipes sportives de la région.

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Enfin, c’est ce que j’ai conclu en constatant que toutes les photos de sportifs comprenaient au moins un type ayant la touche d’un échappé d’asile.

Bref, je me demande pourquoi on ne distribue pas, à l’office du tourisme de Cambridge, ce chef-d’oeuvre de propagande locale qu’est le Cambridge News.

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