Froggie’s Fun Facts* #1 : Byron, ce petit chenapan

* Fun Fact : information parfaitement anecdotique et inutile (du genre « tout ce que vous n’avez jamais souhaité savoir sur la construction de l’abbaye de Rapouilly-les-Marais« ), et généralement impossible à recycler dans une conversation normale (« Saviez-vous, chère madame, qu’en 1536, l’un des architectes de l’abbaye de Rapouilly-les-Marais s’est cassé les deux jambes en tombant d’un échafaudage ?« ).

Avertissement : les « Fun Facts » sur Cambridge et l’Angleterre retransmis ici ne vous permettront de briller ni à un dîner mondain, ni au concours de l’agrégation d’anglais (ou alors, il faut que l’examinateur soit un petit rigolo. Mais faut pas rêver.)

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Byron, ce petit chenapan

La liste des écrivains, savants, hommes politiques et autres gens célèbres passés par Cambridge pour leurs études est impressionnante. Parmi eux, citons tout de même Darwin et Newton, mais aussi Lord Byron (George de son petit nom) qui n’est rien de moins que l’un des plus grands poètes romantiques anglais de son temps. Comme la plupart des écrivains – à plus forte raison romantiques – Byron avait une personnalité un peu particulière. En bon noble qu’il était, il a croulé sous une dette monumentale toute sa vie, mais aurait aussi fricoté d’un peu trop près avec sa propre demi-soeur. En outre, le petit Byron, était, dit-on, un véritable cancre – infoutu de traduire du Shakespeare en latin. Un vrai bolosse quoi …

Mais cela ne l’a pas empêché de rejoindre Cambridge (plus précisément Trinity College) à 17 ans. Très actif lors de ses années d’étudiant, Byron ne s’ennuie pas, entre natation, boxe, prostituées, poésie, un régime draconien – et un amour que seuls les naïfs nommeront « platonique » avec un beau petit choriste.

En vrai poète maudit, Byron était un petit rebelle qui aimait faire joujou avec les nerfs des autorités : comme on lui avait refusé de garder dans sa chambre étudiante son chien préféré, il s’achète un ours (oui, un ours) qu’il loge au-dessus de ses appartements. Dommage que personne n’ait pensé à inclure, dans les statuts du collège, l’interdiction de garder chez soi un ours domestique : Byron a donc pu  faire ce beau pied de nez aux vieux barbons de Trinity en toute légalité.

Peut-être son petit mammifère quadrupède lui aura-t-il également permis d’ajouter quelques conquêtes à son tableau de chasse …

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